Actualité : Santé

La Roche-sur-Yon. Covid-19 : le CHD fait le point sur la situation dans le département.

En début de semaine, le Centre Hospitalier Départemental a fait un point presse sur la situation de l’épidémie en Vendée.

« La pandémie n’a pas atteint un niveau qui fait qu’on est débordé, non. La coopération que nous avons faite nous permet de gérer aujourd’hui sereinement la situation » explique le directeur du CHD, Francis Saint-Hubert.

chd VENDEE 85 LA ROCHE SUR YON 2De gauche à droite : Francis Saint-Hubert, directeur du CHD; Le Docteur Jean-Claude Lachérade, chef du service de réanimation et le Docteur Thomas Guimard infectiologue

Les hospitalisations

En Vendée, 107 personnes étaient hospitalisées en début de semaine. À la Roche-sur-Yon, ils sont 15 au CHD dont deux qui viennent d’une autre région.

Le département compte 14 personnes hospitalisées pour 100 000 patients. « On est relativement préservé mais il faut rester très très prudent » explique le docteur Thomas Guimard infectiologue référent du Covid au CHD.

10 % des personnes ont moins de 50 ans. Les patients restent environ de 15 à 20 jours hospitalisés. Les hommes sont plus touchés que les femmes et représentent à peu près deux tiers des personnes en réanimation.

L’hôpital est passé de 18 lits à 30 lits de réanimation ce qui, pour le moment, permet d’absorber les patients Covid mais également les autres patients qui ont des pathologies non-Covid.

La régularisation est faite à l’échelle régionale. « On sait tous les jours le nombre de lits disponibles dans tous les services de la région ce qui nous permet d’avoir une idée à l’instant T et éventuellement de pouvoir envisager des transferts. » Il n’y a pas de tri de patients « on n’en est pas là ».

Les déprogrammations ?

« Aucune activité n’a été fermée. Et nous avons pu prendre en charge l’ensemble des activités. »  Au niveau des prises en charge, en chirurgie, le retard n’a pas été encore totalement rattrapé.

« Il est vrai qu’au fur et à mesure qu’on augmente en lits de réanimation, il y a quelques déprogrammations en lien avec le patient. On ne déprogramme pas les interventions qui peuvent être décalées. Nous sommes dans un ajustement quasi instantané. » Le CHD précise qu'il dispose du matériel nécessaire et de l’effectif suffisant.

Les maladies infectieuses

Les mesures barrière sont un frein aux maladies infectieuses observées l’été. « On n’en a pas observé cet été »

Comme tous les virus respiratoires, le coronavirus « est un virus du froid ». En septembre, il y a eu une vague de froid qui a accéléré la pandémie dans toute l’Europe.

Il faut continuer à aérer les pièces et à limiter les interactions au strict nécessaire.

Le personnel

« Oui il y a de la fatigue, oui il y a de l’appréhension et en même temps, comme on n’a pas été touché comme d’autres régions, on a eu le temps de se préparer » explique le directeur. 


Parmi le personnel, peu de personnes ont été contaminées. Depuis le mois d’octobre, cinq à sept agents ont été touchés par semaine. « Tous les cas sont à l'arrêt. »

Il y a actuellement une centaine de soignants mobilisés pour le Covid à l’hôpital 69 infirmiers 31 aides-soignants. Il s’agit de recrutements réalisés pour les remplacements d’été qui ont été prolongés.Un nouvel appel à renfort a été diffusé il y a quelques jours afin de recruter des professionnels paramédicaux extérieurs ; prioritairement des Infirmiers et des aides-soignants avec une compétence en soins critiques, peu importe leur niveau d'expérience. Aujourd'hui cet appel à mobilisation a porté ses fruits puisqu'en une semaine, le CHD a reçu de nombreuses candidatures : Infirmiers, infirmiers de bloc, infirmiers anesthésistes : 23, Aides-soignants : 15, Agents de service : 12 Autres : 20.

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Les petits commerces

Les soignants ne sont pas coupés du monde, « ce sont aussi des citoyens » précise le directeur.

Pour l'infectiologue, «il est sûr que des fois on a du mal à comprendre pourquoi, sans faire de polémique, certains commerçants qui sont vraiment organisés pour accueillir des clients dans de très bonnes conditions restent fermés. Peut-être que les choses vont s'assouplir si on constate que les courbes d'admission en hospitalisation baissent ? »

À l'hôpital, les soignants restent sur leurs gardes tout le temps. La seconde vague n’est pas finie que les soignants pensent à la prochaine « La crainte d'une troisième vague est possible. »

Les visites aux malades

Dans les établissements médico-sociaux, elles restent autorisées sous contrôle des soignants. En réanimation, une seule personne de l'entourage par jour de façon très encadrée. Dans l'hôpital en général, les visites sont interdites mais peuvent être autorisées exceptionnellement avec l'accord de l'équipe soignante.

La coopération de tous les services

Le CHD travaille de concert avec les autres hôpitaux : Challans, Fontenay-le-Comte et les Sables d’Olonne dans le cadre de la direction commune. Même chose pour les trois cliniques du département : les Sables d’Olonne, Fontenay-le-Comte, et la clinique Saint-Charles à la Roche-sur-Yon.

Le directeur du CHD salue la coopération avec tous les acteurs « et aussi avec les établissements privés qui ont été immédiatement disponibles pour pouvoir nous aider. »

 

A lire ou à relire : 

- La Roche-sur-Yon. Covid-19 : le message saisissant d’une infirmière du CHD.

- La Roche-sur-Yon. La réaction du CHD au message de l'infirmière

Publié le 18/11/2020
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