Le Conseil Départemental a fait le point sur les travaux du réseau routier vendéen. Un réseau qui se développe. Parmi les opérations présentées hier par les élus, la plus spectaculaire est le viaduc qui enjambera le rond-point Palissy et sera mis en service fin 2020.

viaduc la roche sur yon 3Les élus ont présenté les travaux en cours à la Roche.

Le contournement Nord de la Roche-sur-Yon qui s'étendra sur 3,6 km en 2X2 voies sera réalisé en trois phases. La première avec la mise en 2x2 voies de la RD160, sur 3,6km, entre les giratoires Palissy et Napoléon Vendée. La seconde avec la dénivellation du giratoire Palissy : Les véhicules utilisant la RD160 (axe Les Herbiers - Les Sables-d'Olonne) passeront au-dessus du giratoire. Et la troisième avec la dénivellation du giratoire Napoléon Vendée : Les véhicules utilisant l'axe Les Sables-d'Olonne - Bournezeau passeront en dessous du giratoire.

viaduc la roche sur yon 2Le viaduc passera au dessus du giratoire des Etablières (en vert)


Les travaux de mise en 2x2 voies ont débuté en mai 2018 et se termineront en mai prochain par l’aménagement du giratoire Napoléon Vendée en 2021.

viaduc la roche sur yon 1
Au total c’est un investissement de 29M€ financé par le département avec la participation de la Région pour 8,33 millions et la Roche-sur-Yon Agglomération pour 7,92 millions d’euros.

Un viaduc à la Roche.

D'une longueur de 117,2m, en 2X2 voies le viaduc fera 8,46m de haut au-dessus du giratoire Palissy. pour un investissement de 14M€.
Nouvelle entrée de ville avec 4 travées, le viaduc nécessitera 8160 m3 de béton et 600 tonnes d'acier.

Ce rond-point de KFC voit passer tous les jours 28 000 véhicules. Véritable carrefour de trois axes avec la RD160 (les Herbiers les Sables via la Roche ) avec 32335 véhicules jour, la RD948 (la Roche Bournezau) avec 20 987et la RD763 (la Roche Montaigu).

La 2x2 voies entre les giratoires Palissy et Napoléon-Vendée sera mise en service en mai prochain.

viaduc la roche sur yon 5Vue du futur viaduc en venant du centre-ville de la Roche.

Les étapes de la construction du viaduc au-dessus du giratoire Palissy.

Terrassement des deux côtés du giratoire,
Création des bretelles de l'échangeur,
Construction des piliers du pont : chaque pilier représente 170m” de béton et ils seront bicolores : gris sombre sur la partie basse et gris clair pour la partie haute,
Construction des culées du pont (murs d'appui à chaque extrémité du viaduc), installation des poutres métalliques pour relier les différents piliers avec les culées : préfabriquées en usine et amenées sur site, chaque poutre métallique mesure 29m de long et 1,2m de haut,
Le tablier du pont (qui supportera le trafic routier) sera coulé sur place,
Réalisation des travaux d'étanchéité,
Pose des enrobés des chaussées et réalisation de la couche de roulement,
Pose des barrières métalliques de protection des deux côtés du pont, Installation des équipements de sécurité.

La circulation sera maintenue pendant toute la durée des travaux, excepté lors de certaines opérations ponctuelles, telles que la pose des poutres métalliques, opérations qui se dérouleront de nuit et qui nécessiteront des déviations,

La réalisation de la bretelle venant de Bournezeau en direction de Montaigu nécessitera de déplacer l'accès à l'enseigne « La Mie Câline », qui se fera par la RD763.

 viaduc la roche sur yon 2 2

Les autres aménagements routiers du département.

  • • Contournement de Mouchamps : long de 2,5km, les travaux ont débuté en début d'année 2018,
    • Les procédures administratives sont en cours pour le contournement de Mareuil sur Lay et de Saint Christophe du Ligneron,
    • La déclaration d'utilité publique pour l'aménagement d'une 2x2 voies pour la section Bel Air - La Vie à Maché a été obtenue le 30 août dernier,
    • Début des travaux du barreau de liaison RD 763 – RD 753 à Montaigu en septembre prochain.

Sont à l’étude

  • Sud Vendée : les déviations de Saint Jean de Beugné, de Sainte Gemme la Plaine, de Saint Michel en l'Herm et de La Mothe Achard,
  • Nord-Ouest Vendée : les déviations de Beauvoir sur Mer et de Saint Gervais,
  • Bocage : aménagement de la RD11 entre Les Herbiers et Les Epesses, 
  • La poursuite des études pour le contournement Sud de La Roche-sur-Yon.

 

Pour dire "NON, l’antisémitisme, ce n’est pas la France ! " plusieurs partis politiques et mouvements associatifs lancent un appel à manifester demain mardi 19 février 2019 à 17 h place Napoléon. Le rendez-vous est situé au kiosque.

Rassemblement contre lantisémitisme la roche sur yon
L'appel national est signé par le Parti Socialiste, La République En Marche, le Parti Communiste, Europe Écologie les Verts, Générations-S le mouvement, le Parti Radical de Gauche, l'Union des démocrates et indépendants, les Républicains, la Licra, la Ligue des droits de l'Homme, le Mouvement Démoncrate.


Le texte indique que : "L’antisémitisme n’est pas une opinion, mais un délit. Il est redevenu une incitation au meurtre. Ilan Halimi, les enfants de l’école Ozar Hatorah, les victimes de l’Hyper Cacher, Sarah Halimi, Mireille Knoll, tous ont été assassinés, parfois torturés, parce que Juifs. Ça suffit ! Nous sommes tous concernés. L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs. Il est l’affaire de la Nation toute entière. Nous portons dans le débat public des orientations différentes, mais nous avons en commun la République. Et jamais nous n’accepterons la banalisation de la haine. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des Français à se réunir dans toutes les villes de France pour dire ensemble : NON, l’antisémitisme, ce n’est pas la France ! "

 

Localement, La France Insoumise vient de nous informer qu'elle s'associe à cet appel et sera présente demain.

Dans le cadre du Grand Débat voulu par le Président de la République, suite à la mobilisation des gilets jaunes, la Ville de la Roche-sur-Yon organise quatre réunions publiques afin d'échanger avec les citoyens.

le grand débat

Ces réunions auront lieu toutes à 19 h : le jeudi 14 février 2019, à la maison de quartier des Pyramides, mercredi 20 février 2019 aux anciennes Ecuries des Oudairies, mercredi 27 février 2019 à la maison de quartier de la Vallée-Verte et le mercredi 6 mars 2019 au stade Desgrange.

 

Les 4 grandes thématiques que sont la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté pourront être abordées au cours de chaque réunion.


Les échanges seront enregistrés pour être déposés tels quels sur la plateforme du gouvernement.


Des cahiers citoyens sont également mis à la disposition du public dans les mairies annexes, ainsi qu'à l'accueil, place François Mitterrand et sur la plateforme gouvernementale le grand débat  

C’était dans les cartons depuis des mois. Les cartons sont en cours de transfert. Certains vont être déposés temporairement le temps des travaux, quand d’autres seront déposés définitivement dans leur nouvelle maison. On fait le point.

HDVA

Ce qui a changé.

L’hôtel de ville actuel se vide : le cabinet du maire, la communication et la direction générale ont déménagé dans l’îlot de la Poste. Cette semaine, ça sera le tour des services de la communication. 

Ce qui va changer.

La clôture des déménagements se fera avec les services d’accueil (état civil, accueil général)  les 28 et 29, qui se retrouveront place François Mitterrand à partir du 30 janvier 2019. Un service minimum sera assuré (décès et naissance). Pour la carte d’identité, et les passeports, il faudra être un peu plus patient « le matériel de l’Etat nécessite un transfert technique important ce qui explique que, pendant quelques jours,  il y aura un service minimum » précise la municipalité. 

En cas de besoin, les mairies annexes des quartiers pourront assurer le service.

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Combien de temps va durer le changement « temporaire » ?

D’ici trois quatre ans, le nouveau hall d’accueil se trouvera en lieu et place de la brasserie le Grand Café, rue Clemenceau.

L’actuel Hôtel de Ville sera définitivement fermé après le conseil municipal du 29 janvier 2019.

Ils sont dans leurs nouveaux locaux.

Dans l’îlot de la Poste, le premier étage accueillera un salon de réception, la salle des mariages et le service communication. Au dernier étage, le maire et son cabinet. Côté images, là aussi il faudra attendre un peu car  « il y a encore des cartons dans les bureaux ».

Pour le mobilier de l’ancien Hôtel de Ville, à la fin du mois, c’est  le service achat qui récupérera ce qui peut l’être. Le reste sera vendu aux enchères.

HDVA 5Dans l'ilot de la poste, le maire aura son bureau au dernier étage sous la salle des mariages.

HDVA 4L'entrée se fera par la rue Salvador Aliende, en face de la place du Théâtre, pour les élus, les futurs mariés.

 

Suite de nos entretiens avec, aujourd’hui, Jean-Patrick Fillet le délégué départemental du Rassemblement National depuis octobre 2016 qui a remplacé Brigitte Neveux. Il est collaborateur du groupe RN au conseil régional.

Jean Patrick Fillet RN

Peut-être un premier mot pour vous présenter.
J'ai un parcours assez atypique. Je ne suis pas le frontiste normal.

Que voulez-vous dire par " frontiste normal ?
C'est-à-dire quelqu'un qui est issu de la police, la gendarmerie, un militaire qui a été encarté très jeune. En ce qui me concerne, je n'ai pas été encarté très jeune. J'ai une première carte au parti en 2013. Avant je n'étais pas impliqué dans la politique car j'ai vécu aux États-Unis pendant 22 ans. J'ai créé un label et j'ai produit des groupes comme Metallica, anthrax malgré l'offre etc... J'ai sorti les trois premiers albums de Metallica. Au départ j'étais DJ à Paris. Vous voyez, j'ai un parcours atypique en politique.

Je n'étais pas du tout censé rallier le rassemblement national. Quand j'étais jeune, mon père et ma mère étaient RPR.

Qu'est-ce qui vous a fait franchir le pas pour rejoindre, à l'époque, le Front National ?

Je n'ai jamais voté pour le front avant que je revienne en 2009. Quand je suis revenu en 2009, il y a eu l’après élection présidentielle avec Sarkozy, et je n'ai pas voulu voter pour Sarkozy, ni Hollande. Au deuxième tour j'ai voté blanc parce que ni l'un ni l'autre ne me plaisait.

Ce que je reproche à la droite, c'est que c'est une droite qui parle beaucoup, mais qui n'agit jamais. Quand Sarkozy a dit qu'il voulait passer le Karcher dans les banlieues, il a oublié de brancher le tuyau.

Depuis que la droite s’est fait infiltrer par le centre, elle a perdu son âme. Ce que j'ai toujours aimé dans le parti du front ou du rassemblement, c’est qu'ils ne vont pas vers l’électeur, c'est l'électeur qui vient vers nous. Vous adhérez à leurs idées, mais ils ne vont pas annoncer quelque chose pour faire plaisir aux gens. Ils ne font pas de racolage politique comme je vois que c'est souvent le cas dans les autres partis.

 

Combien avez-vous d’adhérents en Vendée ?
On oscille entre 450 et 600 personnes, on n'a pas trop bougé. Nous avons eu une petite baisse après les élections présidentielles, ce qui est un peu normal.
Nous avons des adhérents fidèles qui payent leur cotisation qui est entre 30 et 50 €, ce n'est pas un acte gratuit.

En marche dit qu'ils ont 400 000 adhérents, mais personne ne paye de cotisation. Si nous faisions la même chose, nous, on aurait 11 millions d'adhérents

Et sur la Roche-sur-Yon ?

À peu près un quart de nos adhérents sont sur la Roche et sa périphérie.

Y aura-t-il un candidat du Rassemblement National aux prochaines élections municipales à La Roche-sur-Yon ?

On va se présenter à la Roche. Je ne peux pas vous dire qui sera notre tête de liste puisqu’on est en train de faire les investitures je fais partie de la commission d'investiture à Paris je vais présenter pas mal de gens en Vendée, on espère faire 5, 6 listes sur la Vendée avec un espoir de gagner deux à trois mairies.

La Roche, les Sables, Brétignolles, Givrand, L'Aiguillon-sur-Vie et peut-être Grandland et Brem.

Lors des dernières élections municipales à La Roche-sur-Yon en 2014, le Rassemblement National a fait 8,74 % avec un score qui a atteint près de 25 % dans les quartiers des Pyramides et à la Vigne-aux-Roses.

C'est partout comme cela en France ce n'est pas spécifique à la Roche. C'est la France périphérique qui vote pour nous : plus vous vous éloignez du centre-ville plus vous montez.

Avant, la classe populaire votait pour les communistes, peut-être même les socialistes, et maintenant elle vote pour nous et pour la France Insoumise.

Au départ le vote était de protestation, et ensuite le vote est devenu un vote d'adhésion : cela a mis du temps, il faut mettre ça sur le crédit de Marine qui a su changer le langage, professionnaliser les gens, trouver les gens qui sont acceptables vis-à-vis de tout le monde.

Pour la Roche-sur-Yon, vous avez une idée de candidat ou de candidate ?

Il est possible que cela soit une candidate. Je pense que cela va être une bataille d'homme avec les autres listes donc cela sera une candidate.

On avait fait une erreur la dernière fois, Marine nous avait demandé de faire une liste ici sur la Roche et je trouve que l’on n’a pas travaillé les dossiers suffisamment et que nous ne connaissions pas suffisamment bien la ville. Là, on ne fera pas la même erreur, car on aura quelqu'un de la Roche-sur-Yon qui vit, travaille à et connaît la Roche.

On pourra avoir son nom ?
Malheureusement, je ne peux pas vous le communiquer, car elle n'est pas encore investie : mes premières investitures commenceront à partir de février.

La Roche c'est quoi pour vous ? Un fief à prendre ?

Je pense qu'il faut être dans le conseil municipal. J'espère qu'on va avoir pas mal d’élus qui vont pouvoir aller au conseil municipal pour écouter, découvrir les dossiers et nous faire remonter les informations.

Aux dernières municipales, si Raoul Mestre avait voulu faire une fusion, on aurait pu être au deuxième tour malheureusement ça s'est pas fait. Je ne sais pas s’il sera candidat. Je lui tends la main s'il a envie de faire une liste commune, je serai d'accord. Je pense que cela serait un très bon candidat et cela permettrait de faire une liste avec d'autres parties, éventuellement.

En 2020, s'il se présentait, j'aimerais qu'il me contacte pour que l’on puisse faire une liste commune, je pense que la dernière fois, on a raté le coche, et on aurait pu avoir des élus. On apprend de nos erreurs maintenant qu'on a changé de nom, on est fréquentable [RIRE] il y a des gens qui nous ont rejoints.


Faire alliance avec Raoult Mestre et d’autres partis ?
On a des discussions avec le Parti Chrétien-Démocrate. A un moment donné, je pense que les partis doivent se mettre ensemble, sur les listes municipales, pour qu'on puisse avoir des gens de qualité et faire une liste cohérente sur la même façon de gérer la ville, de réduire les impôts, gérer les dépenses.

Quels sont vos sujets de prédilection pour la Roche-sur-Yon, je pense particulièrement à la sécurité ?

La sécurité à La Roche-sur-Yon, c'est un gros sujet, on le voit avec la remontée du terrain, je peux vous dire que sur les Pyramides ou d'autres quartiers, les gens sont très très inquiets sur la sécurité, je pense que Luc Bouard a pris ça à la légère, dans son mandat, et que cela va lui éclater dans la figure en 2020, ça c'est sûr.

Pourtant il a augmenté les effectifs de la police municipale : il a rajouté des caméras

Les caméras, ce n'est pas ça qui va modifier la mentalité des gens. La police de proximité il n'y en a pratiquement plus, c'est un problème qui se vérifie dans beaucoup de villes j'ai la chance de rencontrer la police municipale, même la gendarmerie, et ils me disent que de plus en plus, la sécurité devient un sujet préoccupant parce qu'ils ne voient plus suffisamment de policier dans la rue.

Ce n'est pas parce que vous allez avoir une caméra que ça va arrêter le gars en train de faire du X deal ou de voler un scooter. Cela peut aider à l'identifier et encore je ne suis même pas certain, je pense que le coût d'installation d'une caméra et le coup de main tenant une caméra et sa gestion, personnellement je préfère avoir un policier sur le terrain visible plutôt que d'avoir une caméra, puisqu'à l’arrivée, il va falloir encore envoyer les policiers sur le terrain.


Plusieurs aménagements sont prévus dans la ville comme la réabilitation du quartier de la Vigne-aux-Roses, le Bourg-sous-la-Roche, le centre-ville… Que est votre regard sur ses dossiers ?

Est-ce que ce n'est pas un peu trop de travaux d'un seul coup sur une ville comme la Roche, je me pose la question parce que, est-ce qu'il y avait vraiment besoin de déménager l'hôtel de ville ?

C'est vrai qu'il y a beaucoup de travaux. Les Halles, c'était nécessaire, encore une fois, le problème des Halles c'est aussi la sécurité, j'entends les commerçants qui me le disent, mais c'est vrai que les Halles c'est un point important pour relier le centre-ville de la Roche pour revitaliser le centre-ville de la Roche.

J'aimerais bien qu'il y ait un cinéma en centre-ville parce que les gens n'ont pas tous la possibilité de se déplacer dans la périphérie.

C'est vrai que la ville est assez dynamique : je ne suis pas quelqu'un qui critique pour critiquer, je reconnais qu'il y a des choses qui sont très très bien.

Comme par exemple ?

Les animations de l'été dans le centre-ville comme Rpop. Le projet de rénovation de la place Napoléon, ça a le mérite d'avoir été fait, car avant ce n'était pas terrible.

C'est l'ancienne municipalité socialiste qui a réalisé la place Napoléon

Oui, mais j'ai trouvé que ce maire était très intéressant.

Vous parlez de Pierre Regnault ?

Oui, Pierre Regnault. On a peut-être, au niveau politique politicienne, des idées totalement opposées, mais je pense que pour la politique de la ville, il était très motivé et il a fait de très bons choix, il faut rendre à César ce qui est à César.

La place Nap' aurait pu être mieux, mais je pense que c'est une belle réussite quand même. Je pense que la place Nap' aurait dû avoir plus de cafés, plus de restaurants. C'est joli d'avoir toutes ces animations. cela amène un peu de touristes. Je suis moins convaincu sur l'histoire du bus qui traverse la place Napoléon : j'aurais préféré avoir plus d’animation au niveau restauration et bar.

Comment jugez-vous votre parti qu'on disait infréquentable avant, maintenant vous parlez de faire une liste commune avec d'autres partis, vous saluez l'engagement de l'ancien maire socialiste ... C'est un changement radical ?

Non cela a toujours été comme ça, le problème c'est qu'on s’est fait diaboliser sous l'époque de Mitterrand. Depuis la diabolisation du Parti, les deux partis principaux sont le Parti socialiste et les Républicains.

Par exemple on nous dit que vous êtes un parti fasciste j'aime bien quand on dit ça, Jean-Marie et Marine Le Pen se sont présentés à toutes les élections possibles et imaginables, on a gagné des élections, on a perdu des élections… est-ce qu'on a fait un coup d'état ? Non, on a joué le jeu démocratiquement comme tous les autres partis, qu'est-ce qu'on a de fascisant avec un parti qui respecte toute la démocratie ?

Quelle politique envisagez-vous pour les quartiers ?

Développer des commerces de proximité, de la police de proximité, pour que les policiers soient rassurants pour la population et qu'ils voient le bas des immeubles qui ne soit pas pris par les dealers et les autres, je pense que c'est un effort local il faut par exemple que les associations de parents d'élèves soit un peu plus présentes sur le terrain, on m'a souvent dit qu'il y avait beaucoup d'enfants à la sortie des écoles qui étaient dans la rue et qui n'étaient pas chez eux en train de faire leurs devoirs… est-ce qu'il y a peut-être des animations à trouver, est-ce qu'on ne peut pas les aider en faisant plus de soutien scolaire ?

Avez-vous des contacts avec la République en marche ou les Républicains ?

Avec les Républicains, on les voit un petit peu à la Région, mais rien de plus que ça, de toute façon je pense que les Républicains ont un problème avec Luc Bouard, le rapprochement avec Macron, ils le digèrent mal.

Je pense qu'on peut offrir une solution de droite, tu pourras répondre à ce que les électeurs du maire n'attendent plus de lui…

Serez-vous sur la liste de la Roche-sur-Yon ?

Non, je ne serai pas sur la liste de la Roche, car je me présente, je devrais être tête de liste à Brétignolles

Aurez-vous des difficultés à constituer la liste à La Roche-sur-Yon ?

Non, on n’aura pas de difficulté à monter la liste à la Roche. Maintenant je veux des gens qui soient qualifiés dans plein de domaines. Ce n'est pas le nom qui m'intéresse, mais plutôt la qualité professionnelle et surtout des gens qui soient dans le commerce dans les associations dans le sport.

 

Lancé par le président de la République pour répondre à la crise des gilets jaunes, le grand débat national a commencé hier.

 grand debat

À la Roche-sur-Yon, on peut y contribuer en allant sur le site Internet de la ville ou dans les mairies annexes pour remplir  les « cahiers citoyens » où chaque habitant pourra exprimer ses souhaits et ses remarques.

Pour plus d'indormation :

Mission grand débat national

0 800 97 11 11

https://granddebat.fr/

C’est tout du moins la réflexion qu’a lancée le maire Luc Bouard, lors de ses vœux, hier, aux Oudairies.

Le sujet est un peu dans toutes les têtes, les élections municipales sont dans un peu plus d’un an.

navette centre ville 20171130 1135243119Une navettte de bus gratuite et même électrique existe déjà depuis le 3 décembre 2017 en centre-ville.

La gratuité pour les bus ?  En tout cas, le maire y réfléchit « j'ai demandé aux services de l’Agglomération d’étudier précisément et concrètement la faisabilité de la gratuité de l’ensemble des transports en commun sur notre territoire. ». Certaines villes comme Niort ont franchi le pas. « Cela mérite une réflexion approfondie. »

La question n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air…Même si elle est séduisante, voire très séduisante pour les concitoyens, un chauffeur s'interroge  « Quand les gens ne payent pas, ils se croient un peu tout permis. Qui dit gratuité dit aussi plus de contrôleurs avec des problèmes de sécurité ? » 

Combien va coûter ce service à la collectivité ? Avec un abonnement mensuel de 33 €, la gratuité aura un impact direct sur le pouvoir d’achat avec la même qualité de service ?

Gratuité la semaine ou pourquoi pas seulement le week-end ? Le dossier est sur la table et ne manquera pas d’animer les débats dans les prochains mois.

Tarek Tarouche, 52 ans, ancien adjoint au maire (PS) chargé des relations internationales de 1998 à 2014 est candidat à la mairie de la Roche-sur-Yon. Il a quitté le parti socialiste en 2015. Un candidat clairement positionné à gauche.


Entretien.

TAREK TAROUCHETarek Tarouche..

 

Pourquoi vous vous engagez ?
Deux ans et demi après les élections, j'ai dit au parti socialiste : partons d'un nouveau principe. Les gens en ont marre de la vieille méthode. Je leur ai proposé de faire voter les habitants des quartiers afin de constituer un groupe et le groupe élira la tête de liste.


Même ceux qui ne sont pas déclarés ?
Pour moi, il n’y a personne de déclaré aujourd'hui. Le seul candidat aujourd'hui, c'est moi.


Je n'ai pas rencontré Stéphane Ibarra, mais j'ai rencontré le président de l'association demain pour leur proposer de se regrouper. Pour garantir la victoire, il va falloir se regrouper. Par contre, je leur ai dit que si on ne se regroupait pas, j'irai pour forcer le destin.


J’ai discuté avec Nicolas Hélary, j’ai discuté aussi avec Martine Chantecaille, qui est la plus volontaire et celle qui n’a pas changé d’avis.


J’ai consulté tous les partis politiques de gauche.


Votre candidature rajoute une nouvelle liste à gauche. Le mouvement de La Roche Citoyenne appelle à un rassemblement de la gauche.
Non, je n'en rajoute pas. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure j’ai forcé le destin. Les deux qui se démarquent un petit peu c'est le groupe de Martine Chantecaille et le groupe de Stéphane Ibarra. Entre eux, c'est de l'huile et de l'eau. Cela ne se mélange pas.


Je ne ferai pas de calcul et ma porte est ouverte.


Quels sont vos opposants ?
Je n'ai pas d’opposants. C'est l'alternative au maire actuel qui m’intéresse.


Qu’est ce qui ne vous convient pas dans l’action de Luc Bouard ?
Je pose la question aux citoyens. S’ils sont d’accord avec la majorité actuelle, pourquoi se battre ?


Dans mon équipe, j'ai même beaucoup de gens qui se revendiquent de droite qui ne sont pas pour le maire actuel.


Il a bitumé. Il a mis du bitume partout. Le bitume ne va jamais résoudre le problème de la précarité des gens. Ça, il ne l’a pas fait.

Une municipalité peut-elle répondre à toute la misère des Yonnais ?
Non elle ne peut pas y répondre. Mais il y avait moins de misère du temps où il y avait plus de moyens dans les quartiers, dans les associations à travers l'accompagnement à travers la proximité qui n'existe plus.

Par exemple, quand j'étais élu du quartier du Val d'Ornay, j'avais une permanence. Il ne faut pas compter sur les permanences, les gens ne viennent pas. Il faut aller au-devant des gens. Il faut les écouter. Il faut aller voir les gens, c'est notre rôle.


Il faut impliquer les gens sur les choix de projets. Il y a des projets qui ne sont pas des priorités pour le moment. Certaines personnes pourraient craindre l'endettement de la ville avec des projets démesurés et une augmentation de la pression fiscale au lieu de s'occuper de l'avenir de nos enfants.


Changer le mode de gouvernance en impliquant le citoyen. Changeons les règles du jeu, changeons les choses, changeons la manière de faire. Qui s'occupe des enveloppes de quartier ? C'est les services de la ville. Est-ce que vous croyez que c'est un choix politique, les trottoirs ?


Que gardez-vous de votre expérience municipale entre 1998 et 2014 où vous étiez adjoint au Maire ?
Je garde une grosse fierté. Je garde cet apprentissage et une certaine forme de réussite dans ma délégation aux relations internationales. Avec une association l'AEIN où il y avait pas mal de soucis avant que j'arrive. J'ai réussi à travailler avec eux, à engager une réflexion sur la semaine de la solidarité internationale. C'était une réalisation collective.

Et de la défaite en 2014 ?
J'en garde de la frustration, de l'injustice parce que je considérais que j'avais bien travaillé. Je ne regardais que moi, même si c'était une défaite collective. Je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour en arriver là.

Ce que j'en garde, c'est l'apprentissage, la chance de perdre afin de remettre le compteur à zéro. Rien n'est acquis dans la vie.


« La chance de perdre » ? Est-ce que vos colistiers de l’époque ont fait la même analyse ?
Je ne sais pas, on n'a pas discuté de cela, mais c'est mon sentiment. Les personnes qui sont dans la politique depuis des années, ils comprennent cela. La politique ne doit pas devenir un métier, une habitude. Perdre, cela doit interpeller.

Comment allez-vous faire campagne ?
Il y aura des réunions dans les quartiers pour écouter les gens afin de répondre à leurs attentes. Les portes sont ouvertes pour permettre à chacun de défendre ses souhaits, ses vœux pour demain.


Moi je travaille pour mes enfants j'ai une obligation vis-à-vis d’eux. Il y a peut-être une solution, c'est ce que l'on va construire ensemble.


Entre le bitume et l'être humain, moi, je travaille pour l'être humain.

Le problème à gauche ce n'est pas le projet, car, encore une fois, nous sommes tous d’accord. C’est un problème de personne.

Pour quel programme ?
Le programme, on est en train de construire. Je préfère répondre aux besoins des gens c'est-à-dire ce que vont m'exprimer les gens. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que là, on a envie de changer de méthode.


La gouvernance je l’imagine plus que participative c'est une gouvernance de co-construction de projets.


Replacer le citoyen au cœur de l'action publique. Il ne faut pas un choix entre un mètre carré de bitume et la préoccupation d'un citoyen. L'investissement devrait être porté dans les maisons de quartier et l'encadrement, dans l'école, vers les personnes âgées qui pourront vieillir dans leurs quartiers dans de bonnes conditions.


Une réunion publique est organisée le vendredi 11 janvier 2019 à 18h 30 à la Maison de quartier du Val d’Ornay.


Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

470 personnes ont marché cet après-midi (contre 360) dimanche dernier.


Partis de la place de la Vendée, les manifestants ont rejoint la place Napoléon avant de se diriger vers  la préfecture.Les gilets jaunes se sont rassemblés place de la préfecture pour déposer une croix jaune, réalisée pour l'occasion afin de rendre hommage aux victimes tuées depuis le début du mouvement en France. Une minute de silence a été observée avant d'entonner la Marseillaise. 


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