La Roche-sur-Yon. Le Plan Pluriannuel d'Investissement impacté par le Covid-19

Le PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement), est revu chaque année. Le débat d'orientation budgétaire sera vu fin octobre-début novembre. Cette année, la crise sanitaire du Covid va obliger Luc Bouard à l’adapter. Entretien.

Le PPI va être revu, diminué. Quel va être l’impact sur l’économie locale ?
Luc Bouard. "Il va être adapté. Le Covid fait que sur la période qui vient 2020/2021, on estime que l'essentiel de la crise économique liée au Covid en Vendée et à La Roche-sur-Yon en particulier va tenir le choc parce que nous ne sommes pas, contrairement à d'autres secteurs, extrêmement impactés par deux activités qui sont les plus touchées : l'aviation et le tourisme.

L'aviation, nous ne sommes pas touchés, le tourisme un peu mais pas trop sur l'hôtellerie.

Qu’est-ce qui vous inquiète le plus ?
Un domaine qui m'inquiète le plus c'est le monde de la nuit. Tout ce qui est discothèque, bar de nuit, est extrêmement impacté et est la cible des autorités, de l'Agence Nationale de Santé, par rapport à la création de cluster.

Je pense que pour nous, la crise, sur La Roche-sur-Yon Agglomération, se limitera à 2020 et à 2021.

Quel sera l’impact pour cette année ?

2020 c'est surtout des dépenses supplémentaires qui sont estimées aux alentours de 4 millions d'euros pour la ville et l’Agglomération. Nous sommes encore à l'estimation.

Ça se décompose comment ?
D'abord, il y a les aides, que nous avons mises en place pour les commerces, pour les entreprises, avec tous les achats de masques et les différents produits nécessaires pour la gestion de la crise et tout ce qui est le nettoyage supplémentaire que l'on doit financer pour les écoles, pour tous les lieux publics et toutes les mesures que nous prenons, à chaque fois, cela a un coût.

S'ajoute à ça le manque à gagner. C’est-à-dire qu'à chaque fois, bien évidemment, nous avons continué à payer les agents de la Ville et de l'agglomération.

Nous n'avons plus les rentrées d'argent : soit elles sont venues du fait du Covid, soit nous reportons parce que les gens n’ont pas pu bénéficier par exemple de la piscine, du conservatoire, de tous les sites qui reçoivent du public où on demande une participation. Ça on sait le mesurer.

Et pour 2021 ?
En revanche, ce que l'on ne sait pas mesurer, pas encore, c'est l'impact sur 2021 qui va être surtout au niveau de l'agglomération, les rentrées fiscales amoindries, puisque nos entreprises vont avoir une baisse de chiffre d'affaire et de rentabilité importante sur l'année 2020 et peut-être 2021 .

On va avoir sur l'année 2021, aux alentours d’un million d'euros pour la ville et entre 2 et 3 millions d'euros pour l'agglomération.

L'ensemble de ces 2 années va représenter à peu près entre 5 et 8 000 000 € de perte pour la ville et l'agglomération sur 2020 et 2021.

8 millions d’euros c’est une somme conséquente.
8 millions sur le budget global ville et agglomération, ce n’est pas mortel, c'est absorbable. Mais cela nous amène à repousser quelques projets dans le temps. Ce qui au fond n’est pas très grave sur l’échelle d’une ville. Il nous appartient à nous d’avoir des équilibres financiers qui soient tenus.

On part du principe que c'est un trou d'une année et demi et que ensuite l'attractivité et le dynamisme économique du territoire vont reprendre, d'ailleurs, ils donnent déjà des signes de reprise.

Quels projets vont être impactés ?
Ça a pour conséquence non pas de modifier ce qu'on souhaite faire, et on le fera.

Les arbitrages ne sont pas rentrés encore. Il y en a qui sont en phase et qui se font en plusieurs temps. Chaque élu, avec sa direction, nous fait une proposition pour que, ensemble on décide comment on organise tout ça.

Sauf les chantiers qui sont lancés déjà. Tous les chantiers qui sont lancés continueront évidemment, et iront à leur terme au même rythme que ce qui était prévu. Je pense aux Halles, à la SMAC à la piscine ou à la Vigne-aux-Roses.

PPI

Au niveau des commerces, la situation reste compliquée pour certains...

Pour les commerces, il y a vraiment tous les cas de figure. On a des commerces qui ont ouvert rue Jean Jaurès, on en a d'autres qui vont ouvrir rue Clemenceau et deux ou trois aux Halles. La future place du marché est complète. Je pense quand même qu'il y a de la part des habitants un retour à la proximité.

Les commerçants de centre-ville avec la braderie ont tourné d'une façon exceptionnelle pendant deux trois jours. Les gens ont envie de se retrouver, d'échanger.

Y a-t-il des commerces qui ont demandé un soutien particulier ?

Pas spécifiquement. Ça dépend de l'activité, de l'attractivité du commerce. Les commerces de bouche ont bien repris avec les contraintes que l'on sait. Certains ne peuvent pas remplir complètement leur établissement. Ce qui est surprenant, c'est que nous avons pas mal de demandes pour ouvrir de nouveaux magasins, ça, c'est rassurant.

Où en sont les aides aux associations ?
Les associations ville comme agglo ont été aidées. Pour l'instant c'est 85 000 € qui ont été distribués pour les associations d'agglomération et pour la ville, 233 000 €.

Toutes n’ont pas été acceptées car il fallait justifier la demande, en justifiant la perte et ensuite que cela soit en lien directe avec la population. Le dispositif cours toujours. Il y a en ce moment encore des demandes instruites auprès de nos services pour pouvoir répondre aux sollicitations.

 

Le Maire président reste confiant, "on a la chance d'avoir une ville et une agglomération où les finances sont saines, ce qui nous permet de voir les choses sereinement."

 

 

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