Actualité : Politique

Municipales 2020. La Roche Citoyenne veut rassembler à gauche.

Devant la prolifération des listes de gauche aux élections municipales de 2020 à la Roche-sur-Yon, un collectif de personnes tire la sonnette d’alarme en mettant en garde contre une multiplicité de listes qui « pourrait faire perdre la gauche ».

la roche citoyenne 20180614 1938089145"Rassembler les gauches" est le mot d'ordre de la Roche Citoyenne.


22 premiers signataires(*) issus de partis politiques, élus pour certains ou de la société civile pour d’autres, ont décidé de rassembler autour de la gauche. Ils comptent rencontrer tous ceux qui veulent se lancer dans la bataille des municipales à gauche afin de rassembler les énergies. « On n’est pas là pour annoncer une liste, on n’est pas là pour annoncer une candidature. On est là pour dire à gauche il y a un travail à faire dès maintenant. Pour cela il faut que tout soit transparent, collectif, collégial et clair. »

 

« Nous nous reconnaissons clairement dans la gauche et nous ne sommes pas Macron-compatibles » explique Martine Chantecaille élue d’opposition (PS) au conseil municipal. « Vu l’état de balkanisation de la gauche au niveau national et local, on pense que tout ça peut être dépassé dans la clarté. »

 

Pour  La Roche Citoyenne, l’idée de ce qui peut faire obstacle au rassemblement n’est pas insurmontable.


Guy Batiot, élu d’opposition au conseil municipal, veut placer l'écologie au coeur du débat « on peut être écolo sans être de gauche mais on ne peut pas être de gauche sans être écolo. Nous sommes face à des urgences écologiques majeures, il faut absolument discuter avec ceux qui sont capables d’entendre ce qu’on a à dire, indépendamment des partis. »


Parmi les griefs de la Roche Citoyenne à l’équipe de Luc Bouard, « il y a moins d’argent pour les associations, moins de logement social »


Démocratie participative, rythmes scolaires, laïcité, santé, mobilité…

« Les enveloppes de quartier ont quasiment disparu. Avant, on donnait la parole aux citoyens. Il faut réfléchir comment on peut associer encore plus les citoyens en participant à des réunions et en leur demandant leur avis » enchérit Pierre Jaunet.


Concernant les rythmes scolaires « le courage politique c’est de dire on n’est pas là pour faire plaisir aux parents, on n’est pas là pour faire plaisir aux enseignants, on n’est pas là pour faire plaisir à la mairie on est là pour savoir ce qui est bon pour l’enfant. Jamais, en aucun cas, cette orientation n’a été prise. Ils ont trouvé le moyen de faire un vote en nous disant que finalement ils n’en tiendraient pas compte car ils ont mal posé la question. Si c’est faire de la politique comme cela, ce n’est pas la peine. »


La Roche Citoyenne dénonce la politique de  Luc Bouard comme «  la prévention ce n’est pas des caméras, les politiques de santé devraient être plus globales, la diminution du nombre de fonctionnaires ou encore la présence de la manif pour tous qui est un marqueur politique. » sans oublier la laïcité « L’ICES est en train d’occuper l’espace, il n’y a plus d’écoles publiques en centre-ville à part Jean Roy. »

Une méthode, un calendrier

Dans un premier temps, La Roche Citoyenne entend construire son projet « car la gauche, ce n’est pas d’abord l’incarnation individuelle mais un projet collectif. »


Le collectif proposera des réunions de travail et des réunions publiques régulières sur les grands axes d’un projet municipal afin d’y associer des citoyens tout en conviant les forces de gauche à venir s’exprimer dans ces temps de dialogue.

Dans un second temps, ce sera le temps de l’incarnation et des candidatures. La méthode retenue sera démocratique. Plusieurs pistes seraient à l’étude et notamment une primaire citoyenne pour désigner la tête de liste et des engagements précis et transparents sur la composition de la liste. « Une condition majeure de ce rassemblement à gauche dans la clarté sur les alliances. »

 

Les citoyens intéressés sont invités à contacter la Roche citoyenne : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Les premier(e)s signataires :
Guy BATIOT, Elisabeth BATOT, Martine CHANTECAILLE, Sylvie CHARTIER, Thierry DELACROIX, Jacqueline DRAPEAU, Didier FACON, Sylvie GOUBAND, Vincent GREGOIRE, Audrey HAREL, Aricia HERMAN, Pierre JAUNET, Claire MAURIAT, Carole MENEAU, Stéphanie RENIER, Françoise RIOU, Françoise RONDEAU, Michèle ROUSSEAU, Joël SOULARD, Nadia TAÏBI, Tarek TARROUCHE, Anne VALIN.

Publié le 14/06/2018
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