Actualité : Société

Augmentation de l'essence, blocages à prévoir à la Roche-sur-Yon.

Pour protester contre la hausse du prix de l'essence des vendéens sont mobilisés pour organiser un grand blocage le samedi 17 novembre 2018.


Plusieurs groupes ont été créés sur le réseau social Facebook pour dénoncer la hausse du prix du carburant. En Vendée, ils sont une quinzaine à se mobiliser et gérer les pages événements pour mettre en place un blocage.


Ils ont entre 18 et 30 ans, pas plus, et sont bien déterminés à se faire entendre pour exprimer leur ras-le-bol suite aux différentes augmentations liées notamment au carburant. Nous avons rencontré deux jeunes femmes qui gèrent une page Facebook qui accueillent jusqu'à aujourd'hui plus de 8000 membres.

GAS OIL

L'augmentation du prix du gazole à mis le feu aux poudres.


L'augmentation incessante du prix du carburant, c'est un peu la goutte qui a fait déborder le réservoir de la grogne sociale. « Trop c'est trop ! » clament les jeunes femmes qui se disent à bout.


« C'est un ras-le-bol général. La hausse du prix du carburant a lancé le mouvement. Ça ne va plus. Il faut arrêter de tout augmenter les Français n'ont plus les moyens. Nous n'avons plus d'autre choix que nous faire entendre. Le pouvoir d'achat nous glisse entre les doigts. Tout augmente sauf le salaire. »


Carburant, cigarette, CSG, la liste est longue . « Ce n'est pas au petit peuple qu'il faut prendre. Il y a d'autres structures qui pourraient être taxées sans avoir les difficultés que nous avons à vivre en CDI avec un SMIC. Avec à peine moins de 1200 € nets par mois, on ne peut pas se permettre de ne pas avoir de voiture pour aller travailler, qui plus est quand on habite en campagne. »


La facture de carburant, par exemple,  est de plus en plus salée. « Juste pour aller travailler, je mettais à peu près 20 € par semaine. Maintenant, il me faut 30 €. »


La Roche-sur-Yon, les Sables-d'Olonne, les Herbiers, la liste des communes bloquées s'allonge, le samedi 17 novembre.

Quelle forme d'action la mobilisation va-t-elle prendre ? Opération escargot ? Blocage ? Pour le moment, rien n'est décidé. Le collectif va se déterminer ce week-end même si quelques idées d'action se dessinent. « Les axes principaux seront bloqués. Que ce soit le rond-point des Flâneries, le rond-point de la route d'Aizenay, le rond-point de la route de la Tranche... bref, tous les grands axes. »


Les organisateurs assurent que le samedi 17 novembre sera le point de départ d'une mobilisation qu'ils espèrent massive avec pour mot d'ordre « on ne lâche rien tant qu'on n'a rien ! »


Un gilet jaune sur le tableau de bord pour montrer sa solidarité.

Ceux qui ne pourront pas être présents le 17, ils pourront mettre un gilet jaune sur le tableau de bord comme signe de solidarité au mouvement initié la France en colère.


Quid d'une éventuelle récupération politique ?

« C'est un mouvement apolitique. Il y a bien des partis politiques qui ont essayé de récupérer le mouvement en disant qu'il était à leur initiative. Ce n'est pas exact. Toutes les deux, nous ne nous connaissions pas, nous nous sommes rencontrées grâce au réseau Facebook et nous ne sommes adhérentes ni à un syndicat, ni à un parti politique. C'est le petit peuple qui se réveille et qui dit stop. Il n'y a rien de politique là-dedans, on le répète et on le crie haut et fort. »


Le groupe Facebook.

Publié le 29/10/2018
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