Lancé par le président de la République pour répondre à la crise des gilets jaunes, le grand débat national a commencé hier.

 grand debat

À la Roche-sur-Yon, on peut y contribuer en allant sur le site Internet de la ville ou dans les mairies annexes pour remplir  les « cahiers citoyens » où chaque habitant pourra exprimer ses souhaits et ses remarques.

Pour plus d'indormation :

Mission grand débat national

0 800 97 11 11

https://granddebat.fr/

C’est tout du moins la réflexion qu’a lancée le maire Luc Bouard, lors de ses vœux, hier, aux Oudairies.

Le sujet est un peu dans toutes les têtes, les élections municipales sont dans un peu plus d’un an.

navette centre ville 20171130 1135243119Une navettte de bus gratuite et même électrique existe déjà depuis le 3 décembre 2017 en centre-ville.

La gratuité pour les bus ?  En tout cas, le maire y réfléchit « j'ai demandé aux services de l’Agglomération d’étudier précisément et concrètement la faisabilité de la gratuité de l’ensemble des transports en commun sur notre territoire. ». Certaines villes comme Niort ont franchi le pas. « Cela mérite une réflexion approfondie. »

La question n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air…Même si elle est séduisante, voire très séduisante pour les concitoyens, un chauffeur s'interroge  « Quand les gens ne payent pas, ils se croient un peu tout permis. Qui dit gratuité dit aussi plus de contrôleurs avec des problèmes de sécurité ? » 

Combien va coûter ce service à la collectivité ? Avec un abonnement mensuel de 33 €, la gratuité aura un impact direct sur le pouvoir d’achat avec la même qualité de service ?

Gratuité la semaine ou pourquoi pas seulement le week-end ? Le dossier est sur la table et ne manquera pas d’animer les débats dans les prochains mois.

Tarek Tarouche, 52 ans, ancien adjoint au maire (PS) chargé des relations internationales de 1998 à 2014 est candidat à la mairie de la Roche-sur-Yon. Il a quitté le parti socialiste en 2015. Un candidat clairement positionné à gauche.


Entretien.

TAREK TAROUCHETarek Tarouche..

 

Pourquoi vous vous engagez ?
Deux ans et demi après les élections, j'ai dit au parti socialiste : partons d'un nouveau principe. Les gens en ont marre de la vieille méthode. Je leur ai proposé de faire voter les habitants des quartiers afin de constituer un groupe et le groupe élira la tête de liste.


Même ceux qui ne sont pas déclarés ?
Pour moi, il n’y a personne de déclaré aujourd'hui. Le seul candidat aujourd'hui, c'est moi.


Je n'ai pas rencontré Stéphane Ibarra, mais j'ai rencontré le président de l'association demain pour leur proposer de se regrouper. Pour garantir la victoire, il va falloir se regrouper. Par contre, je leur ai dit que si on ne se regroupait pas, j'irai pour forcer le destin.


J’ai discuté avec Nicolas Hélary, j’ai discuté aussi avec Martine Chantecaille, qui est la plus volontaire et celle qui n’a pas changé d’avis.


J’ai consulté tous les partis politiques de gauche.


Votre candidature rajoute une nouvelle liste à gauche. Le mouvement de La Roche Citoyenne appelle à un rassemblement de la gauche.
Non, je n'en rajoute pas. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure j’ai forcé le destin. Les deux qui se démarquent un petit peu c'est le groupe de Martine Chantecaille et le groupe de Stéphane Ibarra. Entre eux, c'est de l'huile et de l'eau. Cela ne se mélange pas.


Je ne ferai pas de calcul et ma porte est ouverte.


Quels sont vos opposants ?
Je n'ai pas d’opposants. C'est l'alternative au maire actuel qui m’intéresse.


Qu’est ce qui ne vous convient pas dans l’action de Luc Bouard ?
Je pose la question aux citoyens. S’ils sont d’accord avec la majorité actuelle, pourquoi se battre ?


Dans mon équipe, j'ai même beaucoup de gens qui se revendiquent de droite qui ne sont pas pour le maire actuel.


Il a bitumé. Il a mis du bitume partout. Le bitume ne va jamais résoudre le problème de la précarité des gens. Ça, il ne l’a pas fait.

Une municipalité peut-elle répondre à toute la misère des Yonnais ?
Non elle ne peut pas y répondre. Mais il y avait moins de misère du temps où il y avait plus de moyens dans les quartiers, dans les associations à travers l'accompagnement à travers la proximité qui n'existe plus.

Par exemple, quand j'étais élu du quartier du Val d'Ornay, j'avais une permanence. Il ne faut pas compter sur les permanences, les gens ne viennent pas. Il faut aller au-devant des gens. Il faut les écouter. Il faut aller voir les gens, c'est notre rôle.


Il faut impliquer les gens sur les choix de projets. Il y a des projets qui ne sont pas des priorités pour le moment. Certaines personnes pourraient craindre l'endettement de la ville avec des projets démesurés et une augmentation de la pression fiscale au lieu de s'occuper de l'avenir de nos enfants.


Changer le mode de gouvernance en impliquant le citoyen. Changeons les règles du jeu, changeons les choses, changeons la manière de faire. Qui s'occupe des enveloppes de quartier ? C'est les services de la ville. Est-ce que vous croyez que c'est un choix politique, les trottoirs ?


Que gardez-vous de votre expérience municipale entre 1998 et 2014 où vous étiez adjoint au Maire ?
Je garde une grosse fierté. Je garde cet apprentissage et une certaine forme de réussite dans ma délégation aux relations internationales. Avec une association l'AEIN où il y avait pas mal de soucis avant que j'arrive. J'ai réussi à travailler avec eux, à engager une réflexion sur la semaine de la solidarité internationale. C'était une réalisation collective.

Et de la défaite en 2014 ?
J'en garde de la frustration, de l'injustice parce que je considérais que j'avais bien travaillé. Je ne regardais que moi, même si c'était une défaite collective. Je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour en arriver là.

Ce que j'en garde, c'est l'apprentissage, la chance de perdre afin de remettre le compteur à zéro. Rien n'est acquis dans la vie.


« La chance de perdre » ? Est-ce que vos colistiers de l’époque ont fait la même analyse ?
Je ne sais pas, on n'a pas discuté de cela, mais c'est mon sentiment. Les personnes qui sont dans la politique depuis des années, ils comprennent cela. La politique ne doit pas devenir un métier, une habitude. Perdre, cela doit interpeller.

Comment allez-vous faire campagne ?
Il y aura des réunions dans les quartiers pour écouter les gens afin de répondre à leurs attentes. Les portes sont ouvertes pour permettre à chacun de défendre ses souhaits, ses vœux pour demain.


Moi je travaille pour mes enfants j'ai une obligation vis-à-vis d’eux. Il y a peut-être une solution, c'est ce que l'on va construire ensemble.


Entre le bitume et l'être humain, moi, je travaille pour l'être humain.

Le problème à gauche ce n'est pas le projet, car, encore une fois, nous sommes tous d’accord. C’est un problème de personne.

Pour quel programme ?
Le programme, on est en train de construire. Je préfère répondre aux besoins des gens c'est-à-dire ce que vont m'exprimer les gens. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que là, on a envie de changer de méthode.


La gouvernance je l’imagine plus que participative c'est une gouvernance de co-construction de projets.


Replacer le citoyen au cœur de l'action publique. Il ne faut pas un choix entre un mètre carré de bitume et la préoccupation d'un citoyen. L'investissement devrait être porté dans les maisons de quartier et l'encadrement, dans l'école, vers les personnes âgées qui pourront vieillir dans leurs quartiers dans de bonnes conditions.


Une réunion publique est organisée le vendredi 11 janvier 2019 à 18h 30 à la Maison de quartier du Val d’Ornay.


Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

470 personnes ont marché cet après-midi (contre 360) dimanche dernier.


Partis de la place de la Vendée, les manifestants ont rejoint la place Napoléon avant de se diriger vers  la préfecture.Les gilets jaunes se sont rassemblés place de la préfecture pour déposer une croix jaune, réalisée pour l'occasion afin de rendre hommage aux victimes tuées depuis le début du mouvement en France. Une minute de silence a été observée avant d'entonner la Marseillaise. 


retour en images

 

GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019GILETS JAUNE 6 JANVIER 2019

Yannick Moreau, 43 ans, a été élu maire des Sables d'Olonne, mercredi 2 janvier 2019, avec  61 voix sur les 99 votants.

Depuis le 1er janvier 2019, la ville nouvelle des Sables d'Olonne est née, suite au regroupement des trois communes : Les Sables d’Olonne, Olonne-sur-Mer et le Château-d’Olonne.

Avec leur 45 000 habitants, les Sables passent en seconde position des villes vendéennes les plus peuplées, derrière le chef-lieu, la Roche-sur-Yon.

Ancien député, le nouveau maire a été un farouche opposant au mariage pour tous, à l'IVG, et à la réforme du cumul des mandats.

YANNICK MOREAUPhoto : archive mavilelsolidaire.

A 6h30, les manisfestants étaient 200 au Rond-Point des Flâneries où ils s'étaient donnés rendez-vous.

Très vite, le nombre de gilets jaunes s'est considérablement accru. Le pointage à 10h, que nous avons réalisé, était de plus de 300 personnes aux Flâneries et de 300 personnes au Rond-Point de Conforama.

gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584Barrages filtrants, pneus, palettes, bidons, conteneurs, les manifestants sont organisés.


A part quelques rares automobilistes énervés par les blocages, aucun incident n'était constaté ce matin.


Côté forces de l'ordre, la gendarmerie était présente pour assurer la sécurité.


Même si la circulation est fluide dans la ville, pour accéder à la Roche-sur-Yon, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est bien compliqué.

 

L'évolution :

11 h : Difficultés de circulation sur Aizenay, Boufféré, Challans, Chantonnay, Fontenay-le-Comte, La Châtaigneraie, La Roche-sur-Yon, Les Herbiers, Les Sables d’Olonne, Luçon, Olonne-sur-Mer, Pouzauges, St-Vincent-Sterlanges, Ste-Gemme-la-Plaine et Ste-Hermine (Prefecture)

 

[iMAGES]

gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584gilet jaune 17 nov 20181117 1169458584

 

 

La manifestation instiguée via Facebook samedi prochain, le 17 novembre 2018 s’annonce très suivie.

 

A la Roche-sur-Yon, le blocage des ronds-points des Flâneries et de KFC semble être une certitude. Pour le reste il faut s’attendre également à un blocage des grands axes d’entrée de la ville.

gilet jaune annonce 2

archives mavillesolidaire.

La préfecture annonce que « toutes les manifestations sur la voie publique sont soumises à déclaration préalable » à la mairie de la commune ou aux mairies des différentes communes sur le territoire desquelles la manifestation doit avoir lieu, à la préfecture ou à la sous-préfecture lorsque l'événement doit avoir lieu sur le territoire des communes où la Police nationale est compétente comme sur les communes de La Roche-sur-Yon et Les Sables d’Olonne.

 

Le préfet constate que, « à ce jour, aucune déclaration n’a été déposée pour le 17 novembre 2018 ». en précisant que « cette déclaration est très importante puisqu’elle permet également aux autorités chargées du maintien de l’ordre de veiller à la sécurité des personnes et des biens et à la fluidité du trafic routier. »

Que risquent les manifestants ?

Le fait d’entraver la circulation, d’empêcher la circulation des véhicules de secours (SAMU, sapeurs-pompiers) ou de gêner la marche des autre véhicules en circulant sans raison valable à une vitesse anormalement réduite sont passibles d’une amende et d’une peine d’emprisonnement. "Ces comportements peuvent être à l’origine d’accidents de la circulation et engager la responsabilité des organisateurs des manifestations et des manifestants."

Vendredi, plusieurs membres du parti socialiste de la Roche-sur-Yon avaient invité la presse en présence d’anciens élus.

PS.jpg

Tous dénoncent la marchandisation de l’hôtel de ville de la Roche-sur-Yon. Même s’ils reconnaissent que la rénovation de la partie moderne, la partie arrière du bâtiment, doit être faite comme la mutualisation de certains services. Pour le parti socialiste, l’accueil des citoyens dans ce bâtiment, l’accueil des mariages, de l’État civil doit se faire à l’hôtel de ville.

« C’est un cri d’alarme, un cri du cœur ! Le peu de patrimoine que la Roche-sur-Yon possède, il faut le conserver. Une pétition a été lancée en ligne pour sensibiliser les yonnais et plus largement les vendéens. Le peu de patrimoine que la Roche-sur-Yon possède, il faut le conserver » clame Sylviane Bulteau.


Même s’il ne conteste pas la rénovation qu’il juge nécessaire de l’hôtel de ville, pour Jean Burneleau, l’ancien adjoint de Jacques Auxiette,« Le maire actuel n’est pas propriétaire de sa ville, la ville ne lui appartient pas, il en est juste gestionnaire et il est prié de respecter les murs. Napoléon, a organisé la ville autour de la place en utilisant tous les symboles y compris le symbole de la liberté religieuse avec l’église Saint-Louis. Vouloir enlever, face à l’église, le pouvoir des citoyens et le transférer dans la rue Georges Clémenceau, c’est vouloir changer la vocation de cette ville à être une ville républicaine, garante de la paix au cœur du département. Vouloir changer d’emplacement, c’est détruire un symbole. »


Le parti socialiste demande que le symbole « liberté, égalité, fraternité » reste là où il est.  « Il y a des gens qui nous ont dit de créer une mairie à défendre (MAD). Qu’ils se méfient [Luc Bouard], nous n’en sommes pas loin. »


Une transformation vécue par l’ancienne députée
La permanence de Sylviane Bulteau, ancien députée de Vendée, qui était place Napoléon, a été transformée en commerce. « Cela veut dire que l’architecture du bâtiment historique de l’hôtel de ville, s’il est vendu pour faire des cellules commerciales, sera totalement transformée. Là aussi, je crois que c’est se moquer des yonnais » commente Sylviane Bulteau.

Une pétition est en ligne
Depuis une dizaine de jours, une pétition est en ligne. Elle rassemble 250 signataires. Parmi ces signataires, un élu Modem de la majorité Jack Mbéti Noah, conseiller municipal délégué à la médiation, aux actions socioculturelles dans le quartier.

Avant le conseil municipal de  mardi, le collectif proposera aux citoyens de signer la pétition, à 16 heures sous le kiosque de la place Napoléon.

La pétition

 

Notre série d’entretiens pour les municipales 2020 s’achève avec Guy Batiot, conseiller municipal d’opposition à la Roche-sur-Yon, depuis 2014  et Claudine Goichon co-responsable du groupe Europe écologie les Verts 85 ancienne élue de Thorigny et ancienne conseillère régionale de la région des Pays-de-la-Loire.

europe ecologie 20180908 1401247344
Europe écologie les Verts compte combien d’adhérents en Vendée, à la Roche-sur-Yon ?
On envoie nos papiers à une centaine de personnes. Quant aux adhérents, on est une soixantaine en Vendée. Après, c’est compliqué car nous avons beaucoup de relations avec le monde associatif qui, par définition et par prudence, n’adhère pas. Il y a une mouvance écologiste qui est plus large que ce qu’on représente, mais ça ne se traduit pas par des adhésions.


Le lien associatif et politique est compliqué en ce moment parce que la vision du politique dans l’espace public est plutôt mauvaise par les temps qui courent. On prend notre part de responsabilité puisque les Verts n’ont pas toujours été exemplaires à ce niveau-là.


Allez-vous faire une liste pour les élections municipales 2020 à la Roche-sur-Yon ?
Faire une liste, on n’en sait rien. En tout état de cause, on a commencé à travailler avec des citoyens divers et variés qui sont venus nous rejoindre pour imaginer ce que serait une ville écolo. Quelles sont leurs priorités ? Que manque-t-il aujourd’hui dans le territoire ville et agglomération ? On a eu un certain nombre de réunions de travail autour de cette thématique. On poursuit ce travail avec ces personnes-là qui sont, au-delà, des adhérents Europe écologie les Verts.


Ça peut déboucher sur une liste, pourquoi pas. On est fermé à rien. On se donne ce travail-là jusqu’à la fin de l’année pour voir un peu ce que ça donne.


Si un jour on devait avoir une ville comme on souhaite, quelles sont nos priorités et comment on retraitrait les politiques publiques qui aujourd’hui sont en cours sur l’agglomération et la ville. L’agglomération et la ville ont des compétences. Qu’est-ce qu’il me faut modifier ? Tout n’est pas à jeter. On n’est pas dans une critique permanente de tout ce qui se fait mais on peut probablement améliorer considérablement les politiques publiques qui sont menées à la ville et à l’agglomération.


On a aussi des élections Européennes qui vont venir avant les élections municipales. Et pour nous les verts c’est vraiment un engagement extrêmement fort que notre attachement à l’Union Européennes. Ce qui nous inquiète plus actuellement c’est le changement climatique et la transition énergétique. Si on ne les gère pas au niveau Européen, on va se casser la figure.


Pour le moment, nos forces sont engagées pour les élections Européennes puisqu’elles vont nous permettre de montrer l’urgence climatique. Et après, cela va se décliner localement.


Là, ce qu’a montré Nicolas Hulot de façon majeure c’est que la politique des petits pas ne suffit plus. Sur la Roche-sur-Yon et sur l’agglomération, on est sur une politique de petits pas.


Il y a des choses très bien qui se font. La maison du vélo, c’est très bien. La politique de mobilité telle qu’elle est sur la Roche va dans le bon sens mais on est sur une politique de petits pas car on ne remet pas en cause le contournement, le « tout-voiture »…


Vous avez fait partie de ceux qui ont interrogé la gauche à travers la Roche citoyenne…
J’y suis allé avec deux ou trois membres des verts. Contrairement à ce qui a été dit, les verts étaient parfaitement au courant que j’allais à ce type de réunion. Ce n’est pas un mouvement pour moi. L’idée c’était « si on ne parle pas on a perdu ». Après on verra ce que ça donne, il n’y a pas d’urgence. Et les petits accords de dessous de table se font entre les deux tours à toute vitesse. Après, ce que ça deviendra, je n’en sais rien. En ce qui me concerne, ce n’est pas une liste supplémentaire ça c’est sûr.


On travaille dans notre parti politique, s’il se fait quelque chose au niveau du parti tant mieux, si on peut faire quelque chose de plus large qui correspond à notre projet bien sûr, tant mieux parce qu’on ne fera pas tout tous seuls. Pour le moment on n’en est pas là et il n’y a pas d’engagement supplémentaire de quiconque.


Comment cela se passe-t-il en tant qu’élu opposition au conseil municipal ?
Je suis avec Françoise Besson et on a un groupe derrière. On se réunit toutes les semaines et on essaie de suivre tous les dossiers, ce qui est très exigeant quand on est dans l’opposition.


Les débuts ont été tendus. On a été au tribunal administratif dès les premiers mois parce que le maire voulait limiter le nombre de réponses alors que le conseil municipal est le lieu du débat.


Une fois que ça a été posé, je crois qu’au fil des conseils municipaux avec Françoise, on a gagné le respect puisqu’on n’est pas allé au conflit systématique, on a travaillé les dossiers et plus particulièrement les dossiers liés à la santé, l’environnement, les déchets, la mobilité.
Quand on est dans une municipalité, 90 % des décisions sont votées à l’unanimité. Il faut gérer une ville. De droite ou de gauche, une ville ça se gère. Donc il faut sortir de l’idée qu’on est systématiquement contre. Par contre, sur les 10 % qui restent, il y a de vraies oppositions de fond, là il faut savoir monter au créneau.


Vous avez parlé de politique de petits pas toute à l’heure, pouvez-vous nous en dire plus ?
Un exemple tout simple. La ville, systématiquement, dit, par l’intermédiaire du maire, qu’elle fait des efforts avec les énergies renouvelables. C’est vrai, on ne peut pas dire le contraire. Par contre, mettre des panneaux solaires sur le nouveau dojo et puis demander à ce que systématiquement tous les nouveaux bâtiments construits par l’agglomération soient à énergie positive ou produisent de l’énergie, c’est ça la différence entre le petit pas et le virage de la transition énergétique.


Deuxième exemple, le contournement routier. Il a 20 ans, le contournement. 15 ans à 20 ans après, il faut le doubler, je demande au maire qu’est-ce qu’on fait dans 15 ans ? On en met un sur l’autre, on fait une huit voies ? Immédiatement il faut prévoir des pistes cyclables de relais à l’extérieur et tout de suite pas la peine d’être engorgé.

La cantine gratuite, bio, les transports gratuits, sont des interrogations que semblent se poser les autres listes. Qu’en pensez-vous ?
Il ne s’agit pas de dire : « demain on va tout casser », parce que ce n’est pas possible. Il s’agit d’avancer dans la bonne direction. En voilà une par exemple. On a un doute sur la qualité des plastiques quand on les réchauffe et bien il faut passer à l’inox. Ça a un coût, probablement, sur quoi peut-on faire des avancées ?


Sur le bio, là encore on ne pourra pas passer au bio du jour au lendemain. Les copains de la confédération paysanne ou du gap, fournir comme ça, ce n’est pas possible. Par contre, l’objectif c’est d’aller vers le bio. L’objectif c’est d’aider les producteurs. L’objectif c’est de dire qu’on a encore des terres agricoles à la Roche-sur-Yon. Comment peut-on faire pour ne pas perdre complètement la main sur ce qui est produit dans notre ville ? Plutôt que d’aller acheter sur un marché à Nantes ou à Rungis des légumes qu’on pourra produire ici, et bien favorisons la production qui est ici.


Concernant la gratuité, je ne fais pas de la gratuité une fin en soi. Si ça peut améliorer les choses, on y va. Sur le fond, je ne vois pas pourquoi les gens ne paieraient pas la nourriture de leur enfant à la cantine. Par contre, l’inverse n’est pas vrai. C’est-à-dire que tout enfant, quel qu’il soit, quel que soit le moment, doit pouvoir manger à la cantine. Après, si vraiment les parents ne peuvent pas payer, il faut que l’on se débrouille pour le faire.


Sur le transport, je pense qu’à minima on pourra voir la gratuité sur le transport scolaire. C’est vraiment une question d’équité, d’égalité des territoires. Ça passe en Vendée par, enfin, un dialogue soutenu entre le transport scolaire, les transports du département et ceux de la ville pour qu’il n’y ait pas de doublon. C’est en bonne voie, là encore il y a des progrès à l’agglomération là-dessus, il faut aller plus loin.


Après il faut regarder de très près ce qu’apporte la gratuité. Niort vient de le faire, cela a un coût. Dunkerque vient de passer à la gratuité totale, il faut regarder l’expérience. Il n’y a pas de solution toute faite à cela. Si c’est jouable et que cela se passe bien, il faut l’envisager.


Il faut faire en sorte aussi que systématiquement, les employeurs, versent la cotisation à l’organisation de transports.
Ceci dit, j’aimerais que l’on calcule combien coûte un passager voiture par an à la collectivité, en entretien des routes, en places de parking… et comparé à ce que coûte un transport en commun. Franchement, si on intègre tous les coups, je ne suis pas sûr que ça ne soit pas intéressant y compris pour les collectivités.


La navette électrique du centre-ville est-elle une bonne initiative ?
Oui, mais pas isolée. À une époque, nous avions demandé à ce que ce soit piéton devant l’ancien palais de justice et la mairie. Pour une simple et bonne raison, il faut arrêter que cette place Napoléon soit le rond-point de la ville de La Roche. À partir de ce moment-là, la navette est très intéressante, elle permet de faire le lien dans le centre-ville entre la gare, la rue Georges Clemenceau et les Halles.


Le jour où ce sera très compliqué de passer en voiture, les gens auront le choix, soit je me gare aux Halles, soit je me gare au parking Clemenceau, soit je me gare un peu plus loin et j’ai ma petite navette. Il faut avoir une vision globale et va pour voir les choses et les mettre sur la table devant les citoyens.


Avez-vous eu, comme élu d’opposition au conseil municipal, le sentiment d’avoir fait avancé des dossiers ? Avez-vous le sentiment d’être entendu ?
C’est difficile à mesurer. Ce qui est sûr, quand on travaille un dossier et que l’on sait de quoi on parle, on est écouté.


J’ai souvent l’occasion, à la mairie ou à l’agglomération, de dialoguer avec Anne Aubin Sicard qui est en charge des questions environnementales, je reconnais volontiers que c’est quelqu’un qui connaît ses dossiers, qui est compétente sur ses dossiers donc c’est agréable d’échanger.


Où je pense qu’on a fait évolué les choses, mais je ne peux pas le revendiquer à moi seul, c’est par exemple sur le plan des déplacements. On a vu des choses évoluer, mais vraiment évoluer sur l’inter- modalité, sur la maison du vélo, on ne peut pas le revendiquer à soi seul car il y a eu un énorme travail associatif avant.


Un dernier mot sur les municipales. À l’heure actuelle, il n’est pas sûr que la gauche parte unie faut-il le regretter ?
Je suis un peu perplexe sur la définition de la gauche parce que quand je regarde la politique qu’a fait Hollande et la politique qu’a fait Macron, ils ont été ensemble, il y a des différences de fond, j’en sais rien. Si on pense gauche au sens où moi je l’ai connue quand j’étais plus jeune, oui c’est assez dramatique. J’ai eu l’occasion de le dire au conseil municipal. On assiste là à une désertification de l’école publique en centre-ville, il ne reste qu’une école c’est Jean Roy.


On va soutenir ce qui peut représenter un progrès mais il faut aller bien plus vite et bien au-delà. Et, seuls, les gens l’ont bien compris, le score des Verts ne permettra pas de faire 50 % au premier tour.Donc il faut essayer d’aller convaincre d’autres personnes. Si on ne s’y prend pas tout de suite, on sera obligé de gérer l’urgence bientôt.

Abonnez-vous à notre newsletter
chargement