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Façade de la Bourse du travail à La Roche-sur-Yon
Photo d’illustration : la Bourse du travail de La Roche-sur-Yon.

Aux Achards, les salariés de SMOM se voient proposer un plan de sauvegarde de l’emploi que la CGT juge « largement insuffisant ». Le syndicat estime que les mesures ne reflètent pas la solidité financière du groupe FSD, maison mère de l’outilleur vendéen.

SMOM, la Société de mécanique et d’outillage mothaise, installée aux Achards, appartient au groupe FSD (Financière Snop Dunois), équipementier automobile présent en France et à l’étranger. Ses salariés sont aujourd’hui concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Pour la CGT, les mesures proposées sont largement insuffisantes au regard des moyens du groupe, qui affiche, selon le syndicat, des résultats financiers solides au niveau national comme international.

La direction du groupe a répondu

Après avoir interpellé la direction, la CGT indique avoir pris acte de la réponse de Michel-Henri Pinaire, président du directoire du groupe FSD. Selon le syndicat, cette réponse conteste la comparaison avec la fermeture du site de Gand, en Belgique, mais laisse de côté « la question essentielle » : pourquoi les moyens financiers du groupe ne se traduisent-ils pas par de meilleures garanties pour les salariés de SMOM ?

Le rappel de l’activité partielle

La CGT souligne que le groupe FSD et plusieurs de ses filiales ont eu recours, à différentes périodes, aux dispositifs publics de soutien à l’emploi, notamment l’activité partielle, pour faire face à des difficultés économiques ou à des baisses d’activité. Un accord d’activité réduite pour le maintien en emploi (ARME), une forme d’activité partielle de longue durée, a d’ailleurs été conclu au sein de SMOM, selon les accords d’entreprise rendus publics.

Pour le syndicat, lorsque le groupe traversait des périodes plus difficiles, la solidarité collective a contribué à préserver l’emploi. Aujourd’hui, alors que sa situation financière apparaît solide, les salariés « sont en droit d’attendre que cette même logique de responsabilité s’applique à leur égard ».

« Pas la variable d’ajustement »

La CGT rappelle que les salariés de SMOM ont contribué pendant des années à la performance et au développement du groupe. Elle demande que les mesures d’accompagnement soient réévaluées, pour tenir compte des moyens réels du groupe FSD et des conséquences humaines et territoriales de cette restructuration.

« Les salariés ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’une stratégie industrielle. Lorsqu’un groupe dispose de moyens financiers importants, il doit assumer pleinement ses responsabilités sociales envers celles et ceux qui ont contribué à sa réussite. »

— Laurent Coutant, délégué syndical CGT SMOM

Le communiqué de la CGT ne précise pas le nombre de postes concernés par le plan de sauvegarde de l’emploi.

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