Actualité : Faits divers

La Roche-sur-Yon. Incendie dans la nuit de Noël, les victimes inquiètes.

Leur garage a été incendié volontairement, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2018. Certaines ont été hébergées à l’hôtel pendant plusieurs jours. Presque un mois après, les victimes parlent de leur angoisse que cela reprenne, du suivi qu’elles n’ont pas eu et du peu de considération qu’elles ont de leur bailleur. Bilan : 42 voitures brûlées, dont 10 ont fini à la casse ainsi que 6 logements inhabitables.

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Près d’un mois après, les stigmates de l’incendie sont toujours présents : une odeur persiste dans la cage d’escalier et les murs gardent les traces d’un réveillon de Noël qui aurait pu tourner au drame. 

Six  locataires encore sur le coup ne veulent pas en rester là. Ils dénoncent le laxisme du bailleur qui n’a pas, selon eux, remis en état la porte d’entrée du garage qui était restée ouverte depuis plusieurs mois, malgré les réclamations.

INCENDIE 24 DECEMBRE 2018 9Une partie des locataires en colère.

Quand les ambulanciers donnent l’alerte.

Il était 2h15, ce mardi 25 décembre, quand Angélique a perdu connaissance dans son appartement situé résidence Henri IV. Elle est sensible au monoxyde de carbone. Appelés, les secours sont intervenus rapidement. Une ambulance arrive au domicile de la jeune femme et la prend en charge. 

Un ambulancier indique « ça sent le brûlé chez vous ». Emmanuelle et l’ambulancier ont fait le tour de l’appartement avant de découvrir depuis la fenêtre de la cuisine, qui donne juste au-dessus du garage collectif, de la fumée noire. « On ne distinguait pas le bâtiment en face. »

Evan, 12 ans, se souvient quand  tout le monde s’est retrouvé sur le trottoir ; « J'ai pleuré car je ne savais pas ce qui se passait.  On est resté longtemps sur le trottoir car il y avait beaucoup de fumée » et quand un pompier lui a  annoncé « qu'il a fait 900 degrés dans le parking c'était énorme. »

Triste constat pour les locataires : parmi les voitures, une dizaine étaient inutilisables et ont fini à la casse. «  Nous, nous sommes victimes, on a perdu nos voitures dans l’histoire et risqué nos vies. » Faute de moyens, certains résidents n’ont pu se racheter un véhicule. « La mienne avait 10 ans, et ce n’est pas avec ce que m’a donné l’assurance que je vais pouvoir la changer. Je me déplace à pied ou en bus» explique Nadia M dont la voiture est partie à la casse.

INCENDIE 24 DECEMBRE 2018Après l'incendie, toutes les canalisations ont fondu.

Les locataires dénoncent le laxisme du bailleur.

Le  garage dispose de 70 places de stationnement. La porte du garage était souvent en panne, restant accessible à tout le monde.


Les locataires avaient alerté le bailleur à plusieurs reprises sur la porte du garage qui ne fermait plus.  Un grand garage collectif qui abrite 70 places de stationnement. « Si la porte du garage avait été réparée, cela ne serait pas arrivé. Nous ne sommes pas écoutés » lance Emmanuelle. Des rencontres ont bien eu lieu entre bailleur et locataires. « Les travaux vont demander plusieurs mois ».

Certains résidents ont du mal à retrouver le sommeil. « On a peur, on ne se sent pas en sécurité car on a peur que cela recommence » lancent les locataires qui auraient souhaité la mise en place d’une cellule psychologique.

Les travaux de rénovation vont mettre du temps. Le parking est inaccessible le temps de sa remise aux normes. « En attendant, on galère, j’ai mis 18  mn pour trouver une place en débauchant. » lance Mireille. En attendant, les locataires ont fait une demande de carte de stationnement gratuit.

« On vit dans la saleté, les odeurs et la peur. On ne se sent pas en sécurité et on n’a aucun retour de l’enquête.»

 

La solidarité entre voisins.

Une note positive dans ce drame c’est la solidarité qui s’est installée entre voisins. « Depuis le drame, on se soutient les uns les autres. On discute souvent autour d’un café pour suivre le dossier ».

Publié le 22/01/2019
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