Actualité : Politique

La Roche-sur-Yon. Municipales 2020 : La République En Marche.

Début de notre série d’entretiens en vue des municipales 2020 à La Roche-sur-Yon.
 
Aujourd’hui, Aurélien Roho 31 ans (cadre en marketing et à l’origine de la création du comité de la Roche-sur-Yon en 2016) et Michèle Jossier, (fonctionnaire d’Etat et militante associative) du comité Yonnais de La République En Marche (LREM), ont répondu à nos questions.

lrem 20180825 2045590827Michèle Jossier et Aurélien Roho co-animateurs de la République En Marche yonnaise.

LREM compte combien de membres à La Roche, en Vendée ?
En Marche La Roche-sur-Yon, c’est 285 membres et 2500 en Vendée. Bientôt nous aurons 12 comités. Le mouvement En Marche est un mouvement gratuit. On peut faire un don, mais l’adhésion est gratuite.


D’où viennent vos membres ?
Il y en a qui sont issus de la droite et d’autres de la gauche sociale libérale voire frondeuse. On a réussi à structurer notre comité. C’est un mouvement qui a deux ans. Pour 100 % des personnes, aucune n’avait une expérience politique. Nos origines différentes font qu’on a une réflexion plus large, ce qui nous permet d’avoir plus d’échanges sur tous les sujets sans être confrontés à une vision restrictive sur un domaine.


La synthèse est-elle facile à trouver malgré tous ces regards différents ?
On est toujours parvenu à trouver une vision pour avancer ensemble.
Surtout quand Emmanuel Macron a indiqué qu’on n’était ni de droite ni de gauche. Finalement, on peut travailler avec tout le monde. La synthèse, il m’arrive de renier un peu mes idées, mais pour faire avancer l’équipe. Du coup on a un échantillonnage plus large. On avance plus lentement parce qu’on est différents, mais on avance peut-être avec plus de croyance parce qu’à un moment donné, chacun a fait l'effort de sortir ses idées. Parce que quand il y a un chef qui conduit tout le monde, je ne sais pas ce que c’est plus riche...

Quelles sont vos ambitions personnelles ?
J’adore La Roche, j’habite La Roche, j’aime bien cette ville, tous mes amis sont à La Roche.
Je ne souhaite pas être toute ma vie dans le commentaire et que la politique m’intéresse mais je veux être acteur, ça m’intéresse, évidemment, je le souhaite, mais de quelle façon, je ne peux pas vous dire, mais j’y aspire un jour.
Aujourd’hui on fait partie d’une famille politique. Il y a un calendrier qui a été imposé à l’échelle nationale. En vue des élections européennes et des futures municipales, on s’inscrit pleinement dans le calendrier qui a été prévu par le parti.


Avez-vous des contacts avec l’équipe Luc Bouard ?
Oui tout à fait. On part du principe que l’on discute avec tout le monde. Des extrêmes ne viennent pas nous chercher donc on ne discute pas. On est présent au sein du conseil municipal en tant qu’auditeur. On souhaite être votre acteur local, donc il faut au moins assister aux conseils municipaux. Il y a toujours trois ou quatre personnes du comité en Marche de La Roche qui sont présentes à chaque conseil municipal. À l’issue de ces conseils municipaux, on se serre la main, et on échange. On est dans le temps de la discussion. On n’est pas dans le temps de la stratégie. On est dans une famille politique et il y a des directives qui nous sont données. On n’est pas dans une stratégie politique donc on est juste dans des échanges cordiaux.


Êtes-vous candidat aux élections municipales à la Roche-sur-Yon en 2020 ?
Ça dépend sous quelle forme.


Je précise ma question, y aura-t-il une candidature de La République En Marche à la Roche-sur-Yon ?
C’est un peu tôt, je ne suis pas capable de vous répondre, car le calendrier qui nous est imposé, qui est un calendrier national, a été donné par Castaner, mi-juillet. Grosso modo, les entités comme la nôtre, c’est-à-dire les comités locaux, on en est, pour l’instant, à offrir une cartographie de chaque comité.

Actuellement, il n’y a pas d’élus locaux ou très peu de La République En Marche.

Ça veut dire que c’est Paris qui décidera s’il y a quelque chose ou pas à La Roche ? Luc Bouard a rencontré le président de la République Emmanuel Macron à la préfecture lors de sa venue en Vendée. En ont-ils parlé ?
Je pense… probable… pour les communes de plus de 35 000 habitants, le choix sera tranché par La République En Marche.
Le travail actuellement est de réaliser une cartographie et ensuite d’en faire une restitution du maillage territorial. On a déjà rencontré des associations, des acteurs locaux, et c’est vraiment continuer ce travail de maillage. On a rencontré effectivement des gens de tous bords politiques à la Roche-sur-Yon. Mais on n’oublie pas, l’important, c’est de mettre le citoyen au cœur de notre programme.
À l’issue de ce travail, en fin d’année ou au début de l’année prochaine, on sera certainement consulté par rapport au travail qu’on a fourni et, il y aura une décision tranchée.
Pour répondre à votre question, est-ce que ça sera avec  Luc Bouard ou avec des gens de notre comité ? Je ne peux pas vous dire. Est-ce qu'il y aura une liste La République En Marche? Je ne peux pas vous le dire.
Tout est possible. La République En Marche est le premier parti de France aujourd’hui. Très certainement il y aura des acteurs engagés localement.
S’il y a des candidats Macron-compatibles, il y aura certainement des gens de La République En Marche.
On ne peut pas totalement exclure qu'il y ait une liste La République En Marche au premier tour et en fonction du second tour on verra.
Tout reste ouvert.


Avez-vous rencontré des personnes de l’opposition municipale comme le parti socialiste ?
C’est dans le projet de la rentrée de les rencontrer. Je sais qu’il y a eu des rencontres à l’échelle départementale, mais on ne s'est pas rencontré avec le comité de La Roche. Stéphane Ibarra a rencontré notre référent au niveau départemental, mais il ne nous a pas rencontrés nous, comité de La Roche. Encore une fois, on a vocation à écouter tout le monde. On a rencontré les gens du MoDem.


Peut-on imaginer des candidats de La République En Marche sur la liste de Stéphane Ibarra et sur la liste de Luc Bouard ?
Oui, c’est possible. Encore une fois, ce qu’il ne faut pas oublier, c’est le principe même de La République En Marche c’est-à-dire qu'on travaille sans trop de dogmatisme. Ceux qui sont investis dans notre comité, ce sont ceux qui sont plus investis localement: c’est le bon sens qui prime plutôt que des prismes idéologiques.
On est dans une logique de construction pour l’avenir.
La République En Marche reste un mouvement centralisé. Si jamais il devait y avoir négociation avec l’un ou l’autre, si on ne veut pas faire de la politique à l’ancienne, ce contre quoi on s’était engagé dans La République En Marche, il faut venir avec un projet sinon c’est trop facile.
Comme je vous disais, il y a le diagnostic territorial ensuite le maillage et en même temps on crée, à partir de septembre on va commencer à réfléchir à l’élaboration de notre projet municipal.

Publié le 06/09/2018
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